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Je me souviendrai de la maman de la petite empoisonnée dans l'affaire dite de la Josacine. Elle est partie à la rencontre de "ses soeurs de douleur". Elles l'a tutoient devant les photos de leurs enfants assassinés. Souvent dans ses moments là, c'est le couple qui disparaît. Le mutisme s'installe face à la douleur de voir partir son enfant avant soi. Chacun vit le drame différemment. Souvent, les parents se tournent vers un médium pour essayer de communiquer, se rassurer, se dire que son enfant est toujours présent. Une mère conserve la chambre de sa fille telle quelle, et interdit l'accès aux étrangers. Sa fille, Guy Georges l'a tuée. Son mari a hurlé comme une bête quand il a appris la nouvelle. Il a sombré dans l'alcool, prostré dans son fauteuil. Un jour, il a eu un infarctus au volant de son véhicule. Elle a dit du bout des lèvres "merci" à Guy Georges quand aux assises, il a reconnu avoir tué sa fille. "Il y avait l'incertitude". Le poids s'est envolé. Ce couple a perdu sa fille violée et tuée. "Je ne veux pas d'autre enfant qui se fasse violé dans une société qui n'est pas capable de protéger son enfant", a dit le père. "Il a payé sa dette à la société, mais pas la mienne. Je vais travailler chaque jour pour lui. Mes impôts servent à payer la prison", dit le père. La mère est suivi par un psychologue. "Je suis droguée", dit-elle. Elle a crée un lieu de mémoire à l'endroit où la vie de sa fille s'est arrêtée. "Elle me dit qu'elle est contente de ce reposoir rempli de fleurs", dit la mère qui dit communiquer avec sa fille. La maman de la petite fille empoisonnée a réussi à rendre tous les coups que lui a donné la vie. Au début, elle en a voulu à Dieu. Elle s'est tournée vers l'ésotérisme, la sophrologie, la découverte de soi pour affronter la perte de son enfant.