Ce sont des histoires de poignée de main qui en disent long. Il y a Chirac qui serre celle de Sarko sans le regarder. Une poignée aussi froide avec son premier ministre. Puis, il y a les bisous du président de la République aux enfants et aux femmes, les poignées de mains sympathiques, comme au bon vieux temps. Pour finir, le grognard Debré se met à parler à l'oreille de Chirac longuement. Chirac lui lance un clin d'oeil appuyé. De son côté Sarko observe les scènes, plaisante avec Dosute-Blazy et Borloo. Il est décontracté. Il serre des mains de façon plus virile, envoie des saluts de loin. Les caméras sont avec lui. Est-il à l'origine de la rumeur selon laquelle il accepterait d'être le futur premier ministre de Chirac ? Pendant ce temps, droite comme un I, Alliot-Marie est fière. Elle croit à son destin national. Elle joue la victime, la femme en colère d'avoir vue son compagon cité dans l'affaire Clearstream. "J'ai tout appris par la presse" prétend la ministre de la Defense quelques jours auparavant sur France 2. En déplacement, elle fait la morale contre ceux qui pense davantage à leur carrière qu'à la France ! Nous étions le 8 mai 2006, le dernier 8 mai de Chirac président.