Ce blog commente les images, les mots et les menus détails qui font l'actualité.

Je me souviendrai de Georges Clooney promenant une caméra pour filmer en panoramique un camp au Soudan. Sensibilisé par des articles d'un journaliste du New-York Times, il décide se rendre utile. D'utiliser sa célébrité planétaire pour un conflit sans image, oublié, noyé par des intérêts pétroliers. Il se rend avec son père, ancien journaliste, au Darfour pour reccueillir des témoignages. Des mots, des images pour témoigner d'une barbarie. Il est aux côtés d'Elie Wiesel aux Nations Unis pour dire qu'un génocide est en cours au Soudan. Des hommes, des femmes et des enfants chassés ou massacrés parce qu'ils sont d'une ethnie, ont un mode de vie différent. Des misérables accablés par des sauvages aux ordres du gouvernement de Karthoum. Le père Clooney rconte aux étudiants cette femme qui courrent derrière son fils pour fuire tandis que se font entendre les galop des janjawids. "Vous l'avez retrouvez votre fils ?" lui demande-t-il. "Oui, mais seulement des morceaux de lui", répond la mère. Georges Clooney raconte le sentiment d'une petite fille, "petite chose" qui lui tire le doigt. "Je reviendrez", lui affirme l'acteur. "C'est ce que tout le monde dit, mais on ne les revoit jamais" dit la petite fille dans l'enfer du Darfour.