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Je me souviendrai du rap rural de Marly-Gomont. Un succès phénoménal d'un clip diffusé seulement via le net. Si bien qu'aujourd'hui, les fans volent les plaques du village, si bien que Kamini a donné son disque d'or à la mairie du village à l'origine de son succès. Un artiste consacré par Times magazine. Une success story made in Picardie. "A l'école, le seul black de la primaire au lycée, le seul black ... Je viens pas de la cité mais le beat est bon, je viens pas de Paname mais d'Marly-Gomont". Ces paroles racontent la France profonde. pas de posture, pas de téci, de keufs et de voitures brûlées. Non, y a que des cyclos pour faire des dizaines de kilomètres avant de retrouver la vie et fuir l'ennui. C'est rigolo, sain et bien réel. Les remarques racistes à deux balles, les vaches, les pâtures. Un facteur et un tracteur, voilà la journée type. Kamini, fils d'un médecin camerounais a passé toute son enfance à Marly-Gomont. Il est infirmier dans un hôpital psychiatrique de Lille. Après ce succès "blogosphérique", il va préparer un album mais garde son boulot "pour avoir les pieds sur terre". Le phénomène a pris quand un stagiaire d'une maison de disque à diffuser la maquette du clip rural, "pour rigoler". Les milieux branchés et les internautes ont entretenu le phénomène Marly-Gomont. "J'ai été élu démocratiquement" confie désormais Kamini, nouvelle star qui avoue aussi ne pas avoir Internet chez lui !