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Je me souviendrai de ce reportage rafraichissant sur Sydney, Australie où le bitume est bleu, où tout le monde vit, circule sur la mer. Il y a au-dessus des merveilles architecturales, l'arche de ce pont sur lequel on peut gravir des milliers de marche, afin d'avoir la vue magnifique sur la baie de Sydney. Il y a encore cet opéra, en force de coquille de cérémique. Une véritable peau qui reflète les lumières de la ville. L'une des plus belles villes du monde. Ville des forçats, puis des dockers, Sydney est une ville où les Australiens ont tout oublié pour privilégier le plaisir. Course de régates, bain de mer à 6h du mat, surf. Dans cette ville, tout le monde est à 15 minutes des plages. Une grosse proportion de ses habitants sont des immigrés. Ils sont venus en masse. Une immigration voulue, choisie et blanche. Des croates, des chinois et surtout des grecs qui ont pris le monopole du commerce du poisson dans le plus grand marché de lhémisphère sud. Andros devenu Andrea et l'un d'eux. Il a commencé sans connaître un mot d'anglais à écailler les poissons, puis à faire des filets avant de faire de la vente en gros. "Je dois tout à ce pays", reconnaît-il, tout en écoutant à longueur de journée de la musique exclusivement grecque. Il revit lors d'une soirée où l'on mange, l'on chante et l'on danse en grec. Philippe est français de Biarritz. Il est arrivé avec 20 dollars et une petite expérience de coiffeur. Il a aujourd'hui deux salons réservés à une clientèle fortunée. Il a désormais une maison qui est photographiée pour les magazines d'architecture. Il est au bord de la mer, loin de la tristesse quotidienne française. L'autre immigré chinois est loin de son quotidien. Il est masseur et rêve d'ouvrir un salon après ses études afin d'offrir une autre vie à ses parents qui demeurent au fin fond de la Chine. Sydney, la possibilité d'une autre vie, une envie d'Australie.