Je me souviendrai de cette femme qui bien que salariée, vit en-dessous du seuil de pauvreté. Mère d'un enfant de 3 ans et de 7 mois. Son mari l'a quittée alors qu'elle était enceinte. Aussitôt, tout bascule. Dans une maison propette, cette jeune femme bien sur elle et souriante se raconte. "Pour rendre hommage à ceux qui l'ont aidé". Elle est émue. Retient ses larmes. Deux vieilles dames du secours catholique payent, à sa place, à la caisse, ses courses. Elle était responsable d'une boutique. Aujourd'hui, il est difficile de trouver une place en crèche sans travailler. Et si Christelle travaillait, elle devrait reverser son salaire à une nounou. Et puis, qui irait chercher à la sortie de l'école son enfant de 3 ans ? Le cercle de la misère quand les liens familiaux n'existent plus. Sa fille doit assister à un spectacle. 4,5 euros à débourser. Christelle hésite : "c'est deux ou trois steak". Finalement, il faut que la petite ait des loisirs comme les autres enfants de son âge. Ils sont nombreuses, les personnes qui vivent avec le smic ou les femmes seules à vse retrouver en-dessous du seuil de pauvreté. Là, je me souviens d'une actrice de série, Astrid Veillon, dire : "On asphyxie les classes moyennes".