Je me souviendrai du reportage sur le procès de Sohane. Il s'ouvre vendredi. Le sujet montre la plaque commémorative en souvenir de la jeune fille brûlée vive par le caïd de la cité. Une plaque plusieurs fois endommagée. Lors de la reconstitution, le Caïd es ovationné par la cité qui l'appelle par son surnom "Nono". La mère de Nono va jusqu'à dire qu'on en fait le symbole à tord du caïd de banlieue. Pourtant de son acte ignoble est né le mouvement Ni putes ni soumises. Sur les images on voit Fadela Amara, bien sûr mais aussi la soeur de Sohane qui témoigne pour que le monde se lève contre cette barbarie étouffée par une certaine indifférence.