Je me souviendrai de l'interview de la jeune journaliste du parisien agressée lors d'une manifestation anti-CPE. Après lui avoir arrachés son appareil photo, les jeunes l'ont mise à terre. "Vous avez eu peur car vous êtes une fille et avoir des hommes sur soi ...", demande le journaliste de RMC infos. "Et personne n'est venu vous aider ?", s'interroge-t-il. "Lorsque j'ai vu d'autres jeunes s'approchaient, ils ont sorti leurs portables pour me photographier", raconte Cécile qui a réussi à se dégager et a reçu une tape sur la nuque avant de se réfugier dans un bar. "Et si votre rédac chef vous demande de couvrir demain une autre manif anti-CPE ?" demande le journaliste. "Jusqu'alors j'allais sans avoir peur, maintenant ce sera différent", répond-t-elle aujourd'hui en arrêt maladie. Sur la même radio, un jeune anti-CPE donne son point de vue sur les violences : "C'est bien beau de manifester d'un point à un autre et de faire un sitting sur une pelouse mais ça suffit pas, la violence parfois contre les CRS est un moyen de se faire entendre !" dit le jeune au journaliste un peu effaré.