Je me souviendrai de Myrtille et de cette fixation sur son pif, gros pif en trompette, disymétrique. Humoriste dans la vie, extravagante avec son sac imitant la poitrine d'une femme, pour rompre le célibat, elle participe à un speed dating, puis donne rendez-vous à un homme rencontré sur Internet dans un bar à la mode plongé dans le noir. Il l'adore et remarque au toucher son gros nez. Myrtille pointe du doigt son nez mais ne pourrait pas vivre sans son nez. "Il fait partie de moi, je vis avec lui, il vit avec moi" dit-elle alors que Delarue lui dit que son pif est "une oeuvre d'art". Une fleur rose plantée dans ses cheveux tirés en arrière, elle a fait de son nez "un atout" comme dit son amoureux. Elle émoustille, fait fondre le complexe. Myrtille, qu'on se rassure n'aura pas recours à la chirurgie esthétique. "J'ai rendu visite à un chirurgien. Il m'a scanné, m'a proposé un tout petit nez, j'ai demandé d'élargir, encore élargir. Il m'a dit qu'au final on revenait au nez actuel. Il n'était pas très content". Une bonne bouffée d'air décomplexé comme l'étonnant Booder. Quand on évoque son physique peu avenant et son mètre soixante, le comique qui monte réplique : "Depuis longtemps, l'humour a pris le dessus !"