Je me souviendrai que la vie d'Amy Winehouse ressemble à un polar tragico comique. Une fille qui a tout pour elle, chanteuse dans un groupe dès 10 ans dotée d'une voix ensorcelante. Un papa grand costeau, chauffeur de taxi priant sur la tombe de son père (aussi chauffeur de taxi) pour le salut de sa fille. Une maman pharmacienne ou responsable d'un salon de beauté certaine que sa fille est condamnée : "Elle me disait qu'elle voulait mourir jeune !" Un frère qui déclare à sa soeur sortie du coma après une overdose : "A ce rythme là tu n'atteindras pas les 25 ans !" Une Amy hyper amoureuse, à la vie à la mort, qui s'envole dans les îles avec un inconnu complètement junky, pour se marier. Elle est filmée dans un petit bateau baptisé "Moby Dick". Elle dit "vouloir être une bonne mère". Ce dernier s'appelle blake et elle grave son prénom sur sa poitrine, se mutile même devant un journaliste pour inscrire sur son corps le nom de son homme. Une Amy qui se tatoue un bras en hommage à Cynthia, sa grand-mère. Devenue star rock en quelques mois elle multiplie les déclarations fracassantes et les abus de drogues. Elle devient l'égérie des paparazzis depuis qu'elle a griffé à mort son mari qui lui-même a poursuivi Amy pour la frapper. Ils se réconcilient dans un hôtel à 1200 dollards la nuit. Elle s'échappe d'une centre de désintoxication, réapparaît en forme lors de remise de prix, quitte les lieux de manière fracassante après s'être saoulée au champagne. Elle passe de Charybe à Scylla, de la déchéance au génie le plus absolu.