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Rachid Djaidani, de l'apaisement


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Je me souviendrai de Rachid Djaidani. Qui est ce garçon qui a trop fumé ? se dit-on aux premiers abords. Mais lorsqu'on écoute sa petite musique poétique on se dit qu'il n'est pas ce qu'on pense. Il cumule le fait d'être boxeur, écrivain, acteur et réalisateur. Jamais dans aucun univers, toujours aux frontières. Dans la cité de Carrière sous Poissy, il a le privilège d'être vigile pendant le tournage à Chanteloup les Vignes (78) de La Haine. Il y rencontre Vincent Cassel qui lui permettra d'avoir des petits rôles. A 20 ans, il commence une carrière de boxeur et écrit. Un pote lui permet de rencontrer un gars du Seuil. C'est vous qui avez écrit ça ?" demande incrédule la maison d'édition. "De la discrimination intellectuelle" dit Rachid Djaidani. Mais, il va faire publier trois romans dont le dernier Viscéral. Sur son sweet jaune, il affiche le titre de son roman sur le plateau de France 2. La nouvelle façon de promouvoir ses écrits dans un monde littéraire fermée comme une huître. Il avait réussi à l'ouvrir grâce à Bernard Pivot en 1999 mais tout se referme vite. "C'est comme vouloir ouvrir une huître avec une pate de mouche". Du Rachid tout craché. Il a appris l'enchaînement à travers la boxe etses romans et a su se contenir grâce au théâtre de Peter Brook. Rachid Djaidani, c'est de la gouaille poétique. Il dit de la politique que la "gauche esquive et la droite assomme". Derrière sa coiffure afro et son sweet jaune se cache une voix fine dans un monde de brute. Il apporte un certain apaisement. "Merci d'avoir porté ma voix et apporter de l'éclat à mon écriture" conclut-il avec Elise Lucet.
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