Je me souviendrai du retour gagnant de Tapie chez Ruquier. Tapie théâtral qui revient au sur les planches pour jouer aux côtés d'Adriana Karembeu. L'inventeur de la politique spectacle revient sur un plateau pour juger les candidats d'aujourd'hui : Ségolène Royal : "Dites moi ce que vous voulez entendre ?" Marie-Georges Buffet : "Un fossile". Le Pen : "J'espère que c'est sa dernière érection". Bensencenot : "C'est le joint des pauvres. Il ne faut pas en abuser". Sarkozy qui apparaît les deux mains jointes et les doigts écartés : "Il a cette position et une autre (il mime Sarko qui lève sa main à hauteur de la bouche). Il semble dire "Si vous n'êtes pas d'accord avec moi, gare à vous !". Du grand Tapie qui critiqué par Polac et Zemmour quitte le plateau, fait chialer Muriel Robin (qui ne fait décidement plus rire) et revient plus starifié que jamais. C'est le père des politiques modernes. Face à lui, Jan-François Copé, énarque bien sous tous rapport semble vieux. "Si vous aviez fait carrière dans les années 70, vous auriez eu un destin à la Giscard ou la Chirac. Maintenant, c'est trop tard !" remarque Zemmour. Copé est largué. Quand Polac lui demande ce qu'il pense des "syndic de faillite dont aurait usé Tapie", il en sait que répondre. "Je suis trop impressionné d'être aux côtés de Michel Polac. Je le regardais quand j'étais enfant". Quelques minutes plus tard, questionné par Polac sur son livre, critiqué sur sa façon de faire l'éloge de la fléxibilité à outrance comparée à l'esclavage, Copé change d'avis, s'avoue déçu de Polac : "C'est un mythe qui s'effondre".